crespy a écrit:à enseignant défense : une chose est sûre vous avez un talent certain pour l'éloquence mais pas pour la clarté.
J’ai souri en vous lisant, M. Crespy : Comme je ne comprenais pas deux messages de M. L’Enseignant Défense, j’ai demandé à un ami de m’en donner la traduction. Pourquoi lui ? Cet ami, pédagogue et professionnel de la communication aime rappeler, pour ce qui est de la programmation, de la conception et des plans d’exécution aussi, ce qu’écrivait Boileau dans L’Art poétique : “Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.” Malheureusement, mon ami a qualifié ce qu’il lisait alors d’embrouillaminis et n’a pas pu m’éclairer. D’où, peut-être, la perplexité où je me trouve encore quant aux réponses à apporter à certains propos de M. l’Enseignant Défense. La visibilité -pardon, la lisibilité- est mauvaise mais… Revenons à nos moutons :
Si la citation d’un seul texte émanant de l’ONU est, pour M. l’Enseignant Défense, une avalanche de textes onusiens, je lui conseille de consulter le dictionnaire. Je n’irai pas jusqu’à douter de la capacité d’une personne ne maîtrisant pas notre langue à enseigner, ce serait lui faire un mauvais procès car nous avons tous en mémoire ce professeur grec, turc, allemand ou brésilien… qui parlait et écrivait mieux notre langue que certains de ses collègues français. Et pas de procès d’intention non plus puisque pour ce qui est de ce dernier procédé, je n’ai rien à apporter à M. l’Enseignant Défense, son habileté est impressionnante.
M. l’Enseignant Défense nous assure que “c’est justement pour cela que nos soldats se battent là-bas: la Démocratie!”
M. l’Enseignant Défense devrait s’informer plus amplement avant de me faire la leçon. Car je ne suis pas aussi ignare qu’il le suppose. Je propose d’ouvrir un débat sur ce que nous apportons au peuple afghan. La Démocratie ? Dans un premier temps, je renvoie M. l’Enseignant Défense au Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées à la suite d’une mission effectuée du 22 septembre au 1er octobre 2009, en Inde, au Pakistan et en Afghanistan, par MM. Josselin de ROHAN, Didier BOULAUD et Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Sénateurs. (Enregistré à la Présidence du Sénat le 5 novembre 2009)
Je ne doute pas que l’analyse qu’en fait M. l’Enseignant Défense est différente de la mienne, et les conclusions que lui et moi en tirons, de même. (Quid des élèves de M. l’Enseignant Défense pour ce qui est de leur devoir de vacances ?). Mon analyse et mes conclusions, je les garde pour le moment par devers moi d’autant que mon choix des extraits est assez explicite (in extenso, le rapport compte 151 pages et je suis certaine qu’on me reprocherait de le reproduire ici intégralement -tout et son contraire). Au lecteur de se faire une opinion.
Et comme l’exemple est souvent plus parlant que la définition, voici un exemple d’avalanche de textes :
Première citation issue de ce rapport pour rappeler, ce que beaucoup omettent de faire, que la FIAS est placée sous l’égide de l’OTAN depuis 2003 et que les soldats français du 3e RIMa en Afghanistan ne portaient pas de casques bleus :
“La force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) ou International Security Assistance Force (ISAF) est une opération mandatée par la résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2001 qui autorise le déploiement d'une force multinationale pour stabiliser le pays et créer les conditions d'une paix durable, ce qui implique de contribuer à la reconstruction et au développement. Elle est placée sous l'égide de l'OTAN depuis 2003”.
Sachant qu’il ne faut pas méconnaître, je cite, “les tensions entre les membres de l'OTAN et de la FIAS”…
Allons-y pour l’avalanche ! Dans l’ordre de leur rédaction, quelques courts extraits de ce rapport au Sénat :
“…
Toutefois, ce prolongement de la stratégie initiale butte sur le choix de l'exportation d'un modèle démocratique. Comme l'a souligné le gouverneur des NWFT, M. Ghani, il est illusoire de bâtir une démocratie « jeffersonienne » en Afghanistan. Aucun pays ne peut faire l'économie de l'Histoire. Chaque société doit trouver en elle-même les motivations de son développement et un accès à l'universel, « en intégrant à son propre legs les emprunts d'outillages et de méthodes qu'elle fait à l'extérieur ou en transposant son identité traditionnelle en termes d'avenir »
…
Les motivations de l'insurrection sont diverses : religieuses, politiques, tribales, mafieuses etc.
Plus généralement, l'insurrection trouve son origine dans un refus historique de la présence étrangère quelle qu'elle soit, notamment quand elle provient de l'étranger lointain. Les forces de la coalition sont considérées comme les forces d'occupation, des « croisés ». L'anti-américanisme et l’antioccidentalisme sont des sentiments extrêmement présents dans la population.
…
Ces sentiments sont naturellement exacerbés par les dommages collatéraux causés par les troupes de la coalition.
La démocratie, l'instauration d'un État de droit et même la lutte contre la corruption apparaissent comme des atteintes inacceptables aux fondements de la société islamique. Dans ce contexte, le gouvernement central est considéré comme la marionnette de l'Occident contre lequel il convient de lutter.
….
en dépit d'un certain nombre de succès, le sentiment général de la population afghane et un sentiment de déception, de frustration et finalement de colère envers le gouvernement et les officiels dont la corruption est avérée, et envers la coalition qui n'a pas su apporter sécurité et développement.
…
Le soutien logistique de l’ANA, la rédaction de la doctrine, le « mentoring » des états-majors, l'instruction et l'entraînement sont en effet confiés à des sociétés militaires privées dans le cadre de la privatisation de la violence légitime. Or, comme le fait remarquer le lieutenant-colonel Charlier, les sociétés militaires privées n'ont aucun intérêt à la stabilisation de l'Afghanistan et à ce que l’afghanisation de l’ANA fonctionne. Cela diminuerait en effet d'autant la nécessité en agents contractuels et irait logiquement à l'encontre de leurs intérêts financiers. Les sommes en jeu sont considérables. À titre d'exemple, la société Military Professional Ressources Inc. (MPRI) a reçu 200 millions de dollars pour la rédaction de la doctrine militaire et 1,7 milliard de dollars pour la composante liée à l'entraînement des forces.
On peut donc aujourd'hui émettre un doute sérieux sur la réalité des transferts de connaissances et de compétences, alors même que la réalité de ces transferts reviendrait, pour ces sociétés, à scier la branche sur laquelle elles sont assises.
…
Globalement parlant on peut même s'interroger sur la pertinence des choix de formation. Le lieutenant-colonel Goya a indiqué devant l’IRSEM que « l’ensemble du système de formation de l’armée afghane apparaît comme une machine à faible rendement alors que la ressource humaine locale, imprégnée de culture guerrière, est de qualité. On ne permet pas aux Afghans de combattre à leur manière, en petites bandes très agressives (c’est-à-dire comme les rebelles que nous avons en face de nous) tout en ayant du mal à les faire manoeuvrer à l’occidentale. »
…
La lutte contre la corruption est un élément essentiel de la mise en oeuvre de la stratégie de la FIAS. L'une des principales menaces qui s'oppose au succès des politiques suivies par la coalition est l'existence d'une profonde crise de confiance de la population envers les institutions, la faiblesse du gouvernement et l'absence de sanctions des abus de pouvoir et de la corruption à tous les niveaux de l'administration et de la politique (y compris au plus haut niveau). Cette crise de confiance repose également sur la constatation des effets limités du développement économique, alors même que le volume de l'aide internationale versée à l'Afghanistan est considérable. Cette crise de confiance rejaillit également sur la coalition et contribue à un profond sentiment de frustration, de colère et finalement de rejet de l'intervention internationale.
…
Il faut en particulier réduire de manière drastique le volume des crédits consacrés au développement qui passent en frais généraux ou par des intermédiaires plutôt que d’atteindre directement le peuple afghan. Un rapport de l'O.N.G. Oxfam a indiqué récemment qu'un pourcentage significatif de ces fonds est détourné. Selon cette organisation, une attention particulière doit être portée au contrat et à ses bénéficiaires. Elle constate que trop souvent les projets enrichissent les détenteurs du pouvoir, les officiels corrompus ou des contractants internationaux et qu'ils n'atteignent finalement que des segments limités de la population.
…
la lutte contre la drogue est un impératif à la fois politique et sanitaire. Toutefois, le fait que la communauté internationale ait laissé se redévelopper la production d'opium que le régime des talibans avait réussi à éradiquer a été une erreur majeure.
…
Au moment où le Canada a annoncé le retrait de ses troupes en 2010 et sera sans doute suivi de l'Allemagne confrontée à une opinion publique de plus en plus hostile à sa participation, l'essentiel de l'effort reposera pour longtemps sur les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Cette identification de la force internationale à l'Occident est naturellement négative est préoccupante. Elle s'accompagne d'un sentiment grandissant d'anti-américanisme et d’anti-occidentalisme.
…
Position de M. Didier Boulaud, Sénateur de la Nièvre :
…Nous savons que les objectifs de la mission de nos troupes en Afghanistan, la sécurisation du territoire, l'éradication du terrorisme, la construction d'un État partie prenante de la communauté des nations, ne sont pas en voie de réussite.
…
Depuis 2003 et le passage sous commandement de l’OTAN de la force internationale d’assistance et de sécurité, la stratégie de « guerre contre le terrorisme » et son volet politique, la « démocratisation de l’Afghanistan», préconisée par l’administration Bush, ont montré leur incohérence, leur limite et leur échec. Elles conduisent, aux Etats-Unis même, à reconnaître la nécessité d’une remise en cause et à un débat public, devant le Congrès, sur la définition d’une « nouvelle stratégie ».
…
Tout progrès dans le domaine de la sécurité sera lié au soutien de la population au processus de stabilisation du pays. Celui ci passe par une révision des modalités d’action sur le terrain, notamment la sécurisation et la protection des populations, plutôt que des bombardements qui renforcent le soutien aux Talibans, sans que leur efficacité n’ait jusqu’à ce jour été démontrée.
La France se doit de sortir au plus tôt du tout militaire en Afghanistan. La stabilisation de la situation du pays et le soutien des populations passe par le renforcement de l’aide civile consacrée au développement, aux infrastructures publiques, à la scolarisation, à la santé, qui représente aujourd’hui moins de 10 % de la dépense militaire. C’est une priorité pour la stabilisation mais également pour envisager tout progrès de la démocratisation de la société et des institutions afghanes.
…
Position de M. Jean-Pierre Chevènement, Sénateur du Territoire de Belfort :
…je ne puis m’associer à certaines préconisations stratégiques en particulier celles relatives à l’augmentation du niveau des forces en vue de mettre en oeuvre une stratégie de « contre-insurrection ».
Les buts politiques de l’intervention ne me paraissent pas aujourd’hui clairement définis. La définition des objectifs politiques ne doit pas être laissée aux militaires : ceux-ci demandent toujours des renforts.
…
L’énorme effet de pollution exercé par l’invasion de l’Irak en 2003 sur l’évolution du conflit afghan ne se résume pas à l’insuffisance des effectifs déployés. Il est aussi et surtout de nature politique, en ce que cette invasion a pu laisser croire à une « guerre des civilisations » entre les Etats-Unis et le monde musulman. Le temps perdu ne se rattrape pas.
…
Pour ma part, je ne crois pas possible d’exporter la démocratie dans un pays étranger, comme l’implique la déclaration du sommet de l’OTAN à Bucarest, en 2008 (alors que se terminait la présidence de G.W. Bush aux Etats-Unis), a fortiori quand il s’agit d’un pays aussi différent des pays occidentaux que l’Afghanistan. On ne peut plaquer du dehors une Constitution « à l’occidentale » sur un pays comme l’Afghanistan pour imposer nos conceptions en matière de gouvernance et d’Etat de droit. Sept ans après son accession au pouvoir, le Président Karzaï ne dispose plus d’une légitimité suffisante. La restauration de l’Etat afghan conditionne la montée en puissance d’une armée et d’une police nationales mues par un véritable patriotisme. Pour faire surgir un pouvoir légitime, on ne peut faire l’économie de la société elle-même, de ses traditions et de son mouvement. Nous, Français, en avons fait l’expérience en Algérie, les Américains au Vietnam et en Irak, et les Russes et les Britanniques en Afghanistan déjà. La stratégie de la « contre-insurrection » n’a de chances à long terme que si elle est menée par des éléments autochtones, non par une armée occidentale dans un pays musulman.”
…
Je vous fais grâce -pour le moment- de la suite de ce rapport très instructif et très inquiétant.
Mais je n’en ai pas fini avec l’illustration du mot “avalanche”. En vrac :
Je constate, malheureusement, que certains intervenants sur ce forum ne sont pas non plus doués pour la lecture. Quand je lis “jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, du 21 janvier 1999” (relative au procès Fressoz et Roire contre France –perdu par la France), je ne m’arrête pas à l’une –et à une seule- des jurisprudences citées par la Cour ce jour là en rappelant un –et un seul- procès antérieur, curieusement choisi, mais je vais simplement à la recherche du texte intégral du 21 janvier 1999 dont je vous cite la conclusion : “La Cour à l'unanimité,
1. Rejette l’exception préliminaire du Gouvernement ;
2. Dit qu’il y a eu violation de l’article 10 de la Convention ;
3. Dit qu’aucune question distincte ne se pose sous l’angle de l’article 6 § 2 de la Convention ;
4. Dit que l’Etat défendeur doit verser aux requérants, dans les trois mois, 10 001 (dix mille un) francs français pour dommage matériel et 60 000 (soixante mille) francs français pour frais et dépens, montants à majorer d’un intérêt simple de 3,36 % l’an à compter de l’expiration dudit délai et jusqu’au versement ;
5. Dit que le présent arrêt constitue par lui-même une satisfaction équitable suffisante pour tout autre dommage
6. Rejette la demande de satisfaction équitable pour le surplus.”
J’ajoute, à propos de mauvaise foi, que la translation (je doute que le mot soit approprié mais je n’ai ni le temps ni l’envie d’en trouver un autre) du 21 janvier 1999 au 7 décembre 1976 permet en outre de reprocher à Mme Morel la vieillerie de ses références.
Et comme un peu de légèreté est de mise en cette fin d’année, je vous fais part de mon amusement à lire, dans certains commentaires, l’anathème jeté sur l’ancienneté des références et, quelques commentaires avant, ou après, le renvoi à des faits ou textes plus anciens encore. Certaines coalitions ne sont pas au point.
Quand je lis : Le 16 X 2009, il nous a été proposé en Conseil Municipal «de respecter une minute de silence pour rendre hommage au 3ème RIMA et exprimer une solidarité à l’égard du régiment et des familles qui ont été touchées par le drame.» Je n’oublie pas délibérément une partie de cette phrase afin de mettre en exergue l’autre de telle sorte que les propos de Madame Morel soient dénaturés. Mentir par omission c’est plus malhonnête que mentir, disait ma mère (Merci Maman ! Repose en paix, comme, j’espère, ces cinq hommes qui n’ont plus que faire de tout ce barouf).
A Spipe :
- Mme Morel n’a pas eu à rechercher sur Internet la Déclaration des Droits de l’Homme. À ma connaissance, elle a eu, des années durant, chaque jour, sous les yeux, deux déclarations, celle de 1789 (Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen) et celle de 1948 (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme). J’ai bien peur qu’il lui en soit resté quelque chose. Vous avez mal lu, M. Spipe ; Mme Morel se référait (“mais combien de fois faut-il le répéter pour que ça entre ?” -disait ma maîtresse d’école à ceux qu’elle estimait “bouchés à l’émeri”) la “jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, du 21 janvier 1999.”
- Wikipedia, pourquoi pas ? C’est une belle entreprise, son projet est louable, mais c’est minimal, quand même, comme moyen d’information. Je vous conseillerais plutôt une de nos bonnes vieilles bibliothèques.
Je ne résiste pas à évoquer ce qui, dans le message de M. l’Enseignant Défense, m’a fait beaucoup rire : Pour ce qui me concerne, apprendre la philosophie… Ceux qui me reconnaissent sur ce forum doivent trouver ceci aussi drôle que le rappel, par un de nos lettrés sans doute, de Vian adressé à Mme Morel. Merci, M. L’Enseignant Défense de détendre ainsi l’atmosphère.
Sur ce, pour ne pas être désagréable en ces veilles de fêtes et pour épargner aux âmes sensibles de bien vieilles références, j’omettrai, à propos d’une certaine musique, de citer Einstein et Clemenceau et de les plagier avec un glissement intempestif en vous parlant de l’enseignement.
A Madame la Conseillère municipale restée assise (etc.), vous avez bien raison d’être économe de vos écrits car quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez, les renvois de vos “adversaires” sont tronqués et le rabâchage leur règle, vos propos sont systématiquement déformés, les discussions ne progressent en aucune façon et “il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre”. Comme ce proverbe date du XIVe s. et que l’âge dérange certains, dérangeons donc pour éviter l’empâtement : Ma conclusion sera analogue à votre remise au goût du jour du “proverbe” attribué, à tort ou à raison, à l’auteur présumé de l’Art de la guerre, Sun Tzu ou Sun ZI ou autre Sun. Antimilitariste moi aussi, je conseille à tous la lecture de cette antiquité : Ne croyez surtout pas qu’il n’est pas d’actualité, ce vieux traité chinois, ou qu’il ne le sera pas dans l’avenir qu’on nous réserve. M. l’Enseignant Défense appréciera… Nous disions donc : “On ne discute pas avec une brouette, on la pousse.”
… J’étais allée dîner et je découvre le dernier message de M. L’Enseignant Défense.
Comme j’ai vu le jour une nuit d’hiver, non pas dans une crèche mais dans une caserne bien française, que je vis dans un état laïque, je récuse la proposition humiliante que M. L’Enseignant Défense nous fait à tous : Mains jointes et à genoux ! Et quoi encore ? Le sabre et le goupillon...
Et il ose (comme d'autres sur ce forum) mettre au même niveau de valeurs une guerre contre les responsables de l’holocauste et autres crimes perpétrés par les nazis sur ceux qu’ils qualifiaient de “sous-hommes” –crimes contre l’humanité- et n’importe quelle autre guerre voire celle menée en Afghanistan ! Ce n’est plus de l’embrouillamini, c’est une imposture ! Qu'en penseraient nos hommes de loi ?
Debout, assis, je rends hommage à ma façon et à qui je veux, mais à genoux et prônant le meurtre en dépit du commandement qu’on m’apprenait au cathé “Tu ne tueras point”, moi, jamais.
Comme je sens que je vais me mettre en colère et que ça ne me vaut rien, je respire un coup, en mémoire de mes proches parents crevés dans ces saletés de guerres (crevés et saleté, voilà les mots employés par mon aïeul quand il me racontait Verdun et le Chemin des Dames) et même en mémoire de mon oncle qui présida jusqu’à sa mort l’association des anciens combattants de sa commune sans pour autant être incapable de discuter honnêtement avec moi.
M. L’Enseignant Défense enseigne l’histoire, soit mais quelle histoire ? Les fêtes païennes du solstice d’hiver ont précédé, et de loin, la Noël que nous connaissons et qui a pris leur place en 353 mais pas partout et pas pour tous.
Alors je vous dis :
Avec quelques heures de retard : Bonne fête du solstice d’hiver !
Bonne fin d’année !
Bonheur ! A tous ! (Comme l’écrivit Manouchian).